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Mercredi, 20 Janvier 2010 13:29

Citations

Sont susceptibles d'être lus :

STERNBERGH, JEAN

Il y avait trois ans que la femme toujours aimée lui avait été enlevée par la mort. Il ne s’en remettait pas. « Histoires à dormir sans vous », Folio 246, p. 11

VERLAINE

Que ton âme soit blanche ou nire, que fait. Ta peau de jeune ivoire. « Chanson pour Elle », Mille et Une nuit.

PASCAL

L’homme vit pour le plaisir. « Discours sur les prémices de l‘amour », Mille et Une nuit.

HUGO, VICTOR

« Lettre à Juliette Drouet », Fayard

JULIETTE DROUET

Je rentre bien triste et bien découragée de tout. Je souffre, je pleure, je me plains tout haut, tout bas, à Dieu, à toi, et je voudrais mourir une bonne fois pour en finir avec toutes les misères, toutes les déceptions, toutes les douleurs. « Lettres à Victor Hugo », Fayard, p 20

SARRAZIN, ALBERTINE

Mon chou, je suis gâtée, il vient de venir voir mon « bilan » et je m’aperçois qu’entre lui et l’autre je suis entourée d’une équipe de mâles superbes (…) — Avoue que même s’ils m’enlèvent mon rognon, c’est plus agréable lorsque fait par des mecs beaux costauds et sympathiques (sont tous emballés par l’ « Astragale », ça gâte rien) que par des petits vieux ou pète-sec à lorgnons et barbichette.  In : « Lettres de femmes » , LOVRIC, MICHELLE (ED.) Albin Michel, 1999, p.30

CAUVIN, PATRICK 

« E=mc2, mon amour » , L.G.F. , 1999

BONNET, MARIE-JO 

Il faut se rendre à l’évidence : l’amour entre femmes sent le soufre. Qu’il soit nié, toléré, voilé, méprisé, combattu (…) Même la grande et sublime Sappho, qui vécut il y a plus de vingt-six siècles, sent le souffre. On l’admire comme poétesse, on la condamne pour ses amours.  « Les relations amoureuses entre les femmes : XVIe-XXe siècle » , Odile. Jacob, 2001, p.9

BOLOGNE, JEAN CLAUDE 

Un méli-mélo : sans doute. Voilà notre première impression dès que l’amour fait irruption dans un domaine (…) c’est la petite graine d’anarchie dans un monde que l’on voudrait bien organisé, l’enfant de Bohème qui n’a jamais jamais connu de loi (…) Et peut-être la meilleure solution pour apprivoiser cet enfant de Bohème est-elle de ne pas lui imposer cette loi qu’il n’a jamais, jamais connue.  « Histoire du sentiment amoureux » , Flammarion, 1998, p.7

COLLECTIF

« Amour : collection Hulton Getty », Autrement, 2002

COLLECTIF

« Baisers volés : collection Hulton Getty », Autrement, 2001

FRAIN, IRENE (éd.)

« Les plus belles lettres d’amour : d’Héloïse à Eluard », Archipel, 1999

CHAPSAL, MADELEINE (éd.)

« Les plus belles lettres d’amour : anthologie », Albin Michel, 1998 (La bibliothèque amoureuse)

GIOVANNI, ANDRE (éd.)

« Les plus beaux poèmes d’amour », Le Cherche-Midi, 2002 (Espaces)

BRETON, JEAN (éd.)

« Les plus beaux mots d’amour », Le Cherche-Midi, 2001 (Espaces)

DESCARTES, RENE

« traité des passions », U.G.E, 1965 (10/18. Les grands textes philosophiques) .

FINKIELKRAUT, ALAIN 

Il existe, dans de nombreuses langues, un mot qui désigne à la fois l’acte de donner et celui de prendre, la charité et l’avidité, la bienfaisance et la convoitise — c’est le mot : amour.  « La sagesse de l'amour », Gallimard, 1991 (Folio. Essais ;86), p.11

COMTE-SPONVILLE ANDRE. 

Lorsque je parle « d’amour désespéré », je ne dis pas que l’amour exclut l’espérance, mais qu’il n’en a que faire !  « Le gai désespoir »  « Aimer désespérement » (SOLEMNE, MARIE DE (DIR)), Le Fennec, 1996 (L'attention thématique ; 1), p.19

DELMAS, LAURE 

« Détenu cherche plume facile pour relation légère », J'ai lu, 2002 (J'ai lu ; 6138)

ROUGEMONT,DENIS LOUIS DE

Pour qui nous jugerait sur nos littératures, l’adultère paraîtrait l’une des occupations les plus remarquables auxquelles se livrent les occidentaux. On aurait vite dressé la liste des livres qui n’y font aucune allusion (…) Sans l’adultère, que seraient toutes nos littératures ? Elles vivent de la crise du mariage.  « L'amour et l'Occident », 10-18, 1995 (éd. Originale : 1938), (10/18 ; 34), p.17

DANNEMARK, FRANCIS

Je sais maintenant qu’on peut dire je t’aime en ne disant rien, et si je jette néanmoins quelques mots sur du papier / c’est pour l’écho, ce jeu d’enfant. « Poèmes et lettres d'amour », Cadex, 1997 (Marine), p.35

AJAR, ÉMILE 

« Gros-Câlin », Gallimard, 1978 , (Folio ; 906)

DONNER, CHRISTOPHE 

L’adage selon lequel on serait malheureux au jeu et heureux en amour est dénué de tout fondement. Le seul proverbe qui tienne c’est celui-ci : Malheureux au jeu, malheureux au jeu. Un point c’est tout.  « L'influence de l'argent sur les histoires d'amour », Grasset, 2004 (Inédits), p.80

GRAEVE, LAURENT DE

Comme tous les autres, mon Valmont avait la virilité excessivement chatouilleuse. (…) C’est une étrange loi qui veut que l’orgueil des hommes se mesure, quand celui des femmes se calcule.  « Le mauvais genre », éd. du Rocher, 2000, p. 109

KHADRA, YASMINA 

Et pourtant, c’est ici aussi, dans le mutisme des rocailles et le silence des tombes, parmi la sécheresse des sols et l’aridité des cœurs, qu’est née notre histoire comme éclôt le nénuphar sur les eaux croupissantes du marais.  « Les hirondelles de Kaboul », Julliard, 2002, p.9

LACLOS, CHODERLOS DE

Que vos craintes me causent de pitié ! Combien elles me prouvent ma supériorité sur vous ! et vous voulez m’enseigner, me conduire ? Ah ! mon pauvre Valmont, quelle distance il y a encore de vous à moi ! Non, tout l’orgueil de votre sexe ne suffirait pas pour remlir l’intervalle qui nous sépare.  « Les liaisons dangereuses », France-Loisirs, 1982, (lettre 81, p.179)

LIBERSKI, STEFAN 

Arthur en était convaincu, l’espèce humaine devait sans cesse se persuader que l’Amour l’attirait. Elle devait donc se battre les flancs avec une promo continue. L’Amour, ça n’allait pas sans dire.  « Des tonnes d'amour » , Niffle-Cohen, 2000

MONNIER, ALAIN

« Signé Parpot », Climats, 1994

MONNIER, ALAIN 

« Un amour de Parpot », Climats, 1996

QUEFFELEC, YANN 

Pourquoi le désir renaît-il dans un couple ? Il ne renaît pas, voyons, il fait semblant. Il a pitié du temps qui passe, il sourit à ces deux bougres qu’il a eus jusqu’au trognon, jusqu’à leur dernière illusion, à travers tous leurs ages, encore ensemble malgré les anathèmes et les embrassades volées, encore à s’aimer d’un amour sans feu.  « Moi et toi », Fayard , 2004, p.127-128

SADE, DONATIEN ALPHONSE FRANÇOIS DE (MARQUIS DE)

Oui, Constance, c’est à toi que j’adresse cet ouvrage ; à la fois l’exemple et l’honneur de ton sexe, réunissant à l’âme la plus sensible l’esprit le plus juste et le mieux éclairé, ce n’est qu’à toi qu’il appartient de connaître la douceur des larmes qu’arrache la Vertu malheureuse.  « Justine ou les malheurs de la vertu », Gallimard,1981 (Idées. Littérature : 446), p.51

SIMON, YVES 

Les jours de pluie, ils se sentent unis, comme si leur île, à ces instants, était assiégée de navires noirs et menaçants. Leur parapluie est alors une forteresse et Simon tient Marianne par les épaules pour n’être qu’une tresse d’homme et de femme qui se protège d’un danger bruissant.  « La dérive des sentiments », B. Grasset, 1991, p.103

BRETON, ANDRE 

Serait-ce l’effet de la conjonction de Vénus et de Mars à telle place dans le ciel de ma naissance, il m’a été donné trop souvent d’éprouver les méfaits de la discorde à l’intérieur même de l’amour. C’est là, d’ailleurs, un thème banal de chanson populaire.  « L'amour fou », Gallimard », 1991, (Folio ; 723), p.144

STENDHAL

Laissez travailler la tête d’un amant pendant vingt-quatre heures, et voici ce que vous trouverez : Aux mines de sel de Salszbourg, on jette, dans les profondeurs abandonnées de la mine, un rameau d’arbre effeuillé par l’hiver ; deux ou trois mois après on le retire couvert de cristallisations brillantes : les plus petites branches (…) sont garnies d’une infinité de diamants, mobiles et éblouissants ; on ne peut plus reconnaître le rameau primitif. Ce que j’appelle la cristallisation, c’est l’opération de l’esprit, qui tire de tout ce qui se présente la découverte que l’objet aimé a de nouvelles perfections. « De l'amour » , Flammarion, 1966 (GF ; 49), p.34-35

APOLLINAIRE, GUILLAUME 

« Lettres à Lou », Gallimard, 1990 (L'imaginaire)

BALZAC, HONORE DE

Je pensais qu’on ne mourait que pour les femmes désirées eh ! bien, l’on est dévoré tout autant pour celles qu’on connaît bien.  « Lettres à Madame Hanska », Robert Laffont, 1990 ( Bouquins ;14 ), p.634

BEAUVOIR, SIMONE DE

Savez-vous pourquoi vous êtes si merveilleux, chéri ? Pas parce qu’on demande à votre mère de parler à la radio, ni qu’on vous offre 600 dollars par semaine à Hollywood, ni que Cau a obtenu 400 dollars d’avance pour chacune de vos traductions, non, c’est parce que vous m’écrivez de si longues gentilles lettres.  « Lettres à Nelson Algren : un amour transatlantique : 1947-1964 », Gallimard, 1997, (Blanche), lettre 144, p. 310 

BERGERAC, SAVINIEN CYRANO DE

« Lettres satiriques et amoureuses », Desjonquères, 1999, ( Collection XVIIème siècle)

LEAUTAUD, PAUL

Pour le coup, c’est bien fini notre « si joli roman d’amour » comme vous disiez. Vous m’avez même un peu roulé, entre nous ; je ne m’en étonne pas outre mesure. Les femmes sont si rosses ! Et on a beau être mère, on n’en est pas moins femme. « Lettres à ma mère », Mercure de France, 1990, p.185

LAMBLIN, BIANCA 

Il s’est formé entre nous une relation triangulaire, que la présence du troisième partenaire avait pour ainsi dire cadenassée. Un couple forme une figure fragile ou peut se glisser un intrus, mais un triangle est une figure fermée qui se suffit à elle-même : rien ne peut rompre l’enceinte géométrique qu’il dessine.  « Mémoires d'une jeune fille dérangée », Balland, 1993, p.204

ADAMEK, ANDRE-MARCEL 

M’aurais-tu regardée si je n’avais pas porté mes stigmates ? Je leur dois l’attention que tu m’as accordée et les moments de joie qui ont suivi. Je leur dois ma façon d’être, d’exister, d’espérer. Nous nous écrirons sans doute des lettres de plus en plus espacées, avant de nous laisser apprivoiser par le silence. Je ne t’oublierai jamais. « Retour au village d'hiver », Labor, 2002 (Espace Nord Zone J. Romans ; 37) , p.127

MORGENSTERN, SUSIE

« La première fois que j'ai eu seize ans », l'école des loisirs, 1997 (Médium)

ROSTAND, EDMOND

Vous souvient-il du soir ou Christian vous parla
Sous le balcon ? Eh bien ! Toute ma vie est là :
Pendant que je restais en bas, dans l’ombre noire, 
D’autres montaient cueillir le baiser de la gloire !
C’est justice, et j’approuve au seuil de mon tombeau :
Molière a du génie et Christian était beau ! 
« Cyrano de Bergerac : comédie héroïque en cinq actes », l’Ecole des Loisirs, 1989 (Medium Poche), p.363

Bertrand, Alain

Hors des remugles de craie et de cantine scolaire, le coiffeur faisait un bibliothécaire d’exception. « Le vélo du coiffeur »,Patricia Gaillet,p. 3

Juin, Hubert

… dans les hameaux, lire était le signe tangible du temps perdu. C’était une activité qui ne débouchait sur rien.« Célébration du grand-père » , Bernard Gilson, 2002, p. 23

De Botton, Alain

Proust compara l’amitié à la lecture, car ces deux activités impliquaient une communication avec autrui, … « Comment Proust peut changer votre vie », Denoël, p. 160

Sartre, Jean-Paul

J’ai commencé ma vie comme je la finirai sans doute : au milieu des livres. « Les Mots », Folio, p. 36

Dumayet, Pierre

Il y a probablement une centaine de façons de lire un livre. « Autobiographie d’un auteur », Pauvert, p.104

Péju, Pierre

Partout, les livres allongés sur les tables, ou bien debout, milliers de guetteurs silencieux sur les rayonnages de bois. « La petite Chartreuse », Gallimard, p.60

Debroux, Thierry,

Donc Shakespeare. Fermez les yeux. Laissez votre respiration libre et commencez par renifler les bords de ce livre. Lentement. « Le Livropathe », Lansman, p.34

François, Annie

Je hais les couvertures rigides, qui n’autorisent qu’une lecture parcimonieuse et dont l’impeccable alignement dans les bibliothèques donne une impression de jamais lu. « Bouquiner », Seuil, p.12

Laferrière, Dany

Faut lire Heminghay debout, Basho en marchant, Proust dans un bain, Cervantès à l’hôpital, Simenon dans le train (Canadian Pacific), Dante au paradis, Dosto en enfer, Miller dans un bar enfumé avec hot dog, frites et coke… « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer », Motifs, p.21

Gay, Jean-Marc

« La Province Oubliée », Espace Nord,

Collectif

« Lettre à l’écrivain qui a changé ma vie », Gallimard / Télérama

Desplechin, Marie

Comment, c’est encore allumé ? « Un Voyage d’amour sur un lac d’amitié », Ecole des Loisirs, p. «3

Gourio, Jean-Marie

(…) Les livres traînaient partout…. « Chut », Julliard, 

Victor, Hugo, Tas de pierres

Vous êtes à la campagne. Il pleut, il faut tuer le temps, vous prenez un livre, le premier livre venu, vous vous mettez à lire (…) « Un livre est quelqu’un »

Nyssen, Hubert

(…) si l’on veut vraiment lire on peut lire, on peut lire au lit, dans le train, en avion, lire sur la plage ou dans les antichambres, sur le ventre et sur le dos, (…) « Lira bien qui lira le dernier »,Edition Labor / Editions Espace de liberté, 2004.

Pennac, Daniel

« Comme un roman », diverses éditions de poche

Adamek, André

Piou était revenue esquintée de la capitale. L'agence avait refait une série de photos, en promettant de la convoquer bientôt pour un nouveau casting. «Le plus grand sous-marin du monde», Castor Astral, 2001, p.19-21

Bartelt, Franz 

J'ai toujours aimé éplucher les pommes de terre. C'est mon zen. Il y a un plaisir apaisant dans cet ensemble de gestes utiles qu'on définit trop vite comme une corvée. «Les bottes rouges», Gallimard, 2000, p.9

Bernheim, Emmanuèle

Elle regarda dans le rétroviseur. L'homme venait vers elle. Il la suivait. Il marchait sans se presser, les mains dans ses poches.
«Vendredi soir», Gallimard, 1998 (Folio 3287), p.11

Dubois, Jean-Paul 

Je me suis mis à ma table et j'ai écrit «Quand je commence un livre, j'ai peur de mourir avant de l'avoir fini. Même quand je n'écris pas un livre, j'ai toujours peur de mourir.» Et j'en suis resté là. «Tous les matins, je me lève», Robert Laffont, 1998 (Points P118), p.91

Giono, Jean

- Nous venons veiller le corps du pauvre Albert.
- Merci. Entre. Assoyez-vous
- Ne te dérange pas. Tu as encore un mauvais jour devant toi. Va te reposer. Nous passerons la nuit. «Les Ames fortes», Gallimard, 1950 (Folio 249), p.7

Goffette, Guy

Si seulement, ç'avait été des bonbons roses ou verts ou bleus, n'importe, des bonbons acidulés qui fondent lentement sous la langue avec un goût de jardin sauvage, d'iode et de revenez-y ; «Un été autour du cou», Gallimard, 2001, p.13

Gunzig, Thomas 

Ça avait commencé comme à chaque fois. À propos d'un truc idiot comme une tache sur l'inox du frigo ou une odeur suspecte détectée dans le placard et s'avérant être, après enquête, les restes du demi-poulet rôti que l'on croyait avoir jetés quatre jours plus tôt. «Le plus petit Zoo du Monde», Le Diable Vauvert, 2003, p.13

Hugo, Victor 

Je t'aime. Tu es mon pauvre ange. Tu es la joie de ma vie. Voilà ce que je voudrais pouvoir te redire à chaque instant du jour, avec tous les mots de la langue, avec toutes les rêveries de ma pensée. Mardi, 10h. du soir, 1834. «Correspondance. Lettres à Juliette Drouet», Fayard 1964, 1985 et 2001, p.33

Kavian, Eva

J'arrête de fumer, mais je continue à acheter des cigarettes. Le contraire est plus difficile. Les deux ensemble garantissent des jours terribles.  «Trois siècle d'amour» Le Castor Astral, 2003, p.20

Koltes, Bernard Marie

À la quinzième reprise, leurs visages enflés et saignant, Frazier et Mohamed Ali regardaient autour d'eux, sans haine, sans émotion, sans agressivité, sans opinion, du regard seulement tragique que donne toujours un coup dans la gueule. «Prologue», Les Editions de Minuit, Out, p.115

Lachaud, Denis 

À l'école, on nous appelle «sales Boches» ou «Rommel» ou «Rommel heil Hitler» ou «Hitler» quasiment depuis la maternelle. Notre vrai nom c'est Wommel et la guerre est finie depuis plus de trente ans mais les Allemands ont laissé de mauvais souvenirs dans les familles françaises. «J'apprends l'Allemand», Acte Sud, 1998, (Babel, 406) p.7

Le Clezio, J.M.

Les lumières de la ville sont belles. On les voit de loin, lorsque la nuit descend sur les vallées, sur les bassins. L'ombre recouvre les maisons, se coule le long des rues, dans les jardins, sur les grands parkings. Puis, à un moment, presque toutes ensemble, les lumières apparaissent. «L'inconnu sur la terre», Gallimard, L'imaginaire, 1978, p.145

Le Tellier, Hervé

Je pense qu'il y aurait moins de monde aux défilés militaires si, juste derrière les chars, on voyait des camions remplis de cadavres suivis par les veuves et les orphelins. «Les amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable», Le Castor Astral, 1995

Leys, Simon

Comme il ressemblait vaguement à l'Empereur, les matelots du «Hermann-Augustus Stoeffer» l'avaient surnommé Napoléon. Aussi, pour la commodité du récit, ne l'appellerons-nous pas autrement. «La mort de Napoléon», Editions Labor, 2002, p.9

Malraux, André 

Dès qu'il entra dans la prison, avant même de pouvoir regarder, il fut étourdi par l'épouvantable odeur : abattoir, exposition canine, excréments. (...) Dans les cages en bois, les hommes. «La Condition humaine», Gallimard, 1946 ( Folio, 1) p.279

Nothomb, Amélie 

Toutes les Nippones ne sont pas belles. Mais quand l'une d'entre elles se met à être belle, les autres n'ont qu'à bien se tenir. Tout beauté est poignante, mais la beauté japonaise est plus poignante encore. «Stupeur et tremblements», Albin Michel, 1999 (Livre de Poche ) p.92-93

Pavloff, Frank

Par mesure de précaution, on avait pris l'habitude de rajouter «brun» ou «brune» à la fin des phrases ou après les mots. Au début, demander un pastis brun, ça nous a fait drôle, puis après tout, le langage c'est fait pour évoluer et (...) au moins, on était bien vus et on était tranquilles. «Matin Brun», Cheyne Editeur, 1998, 1999, 2001, 2002,2003, p.1

Pouy, Jean-Bernard 

C'est ce qu'on appelle une véritable série noire. Dans le miroir de l'entrée, je détaille patiemment, d'un œil de désossseur, la silhouette d'un mec qui, la même semaine, a perdu son boulot, sa bagnole (piquée hier soir) et qui se prépare à aller à l'enterrement de son plus vieux pote. «H4 Blues», Gallimard, Série noire, 2003, p.11

Ravalec, Vincent

La femme m'attendait au bout du quai, ce jour-là, il pleuvait, elle n'avait pas de parapluie et elle avait les cheveux mouillés. Il n'y avait que nous deux, comme dans un film de cow-boys. «Les clés du bonheur» Le Dilettante, 199, p.9

Sternberg, Jacques 

J'étais arrivé au deuxième étage quand j'eus l'idée de regarder ma main, avec une singulière insistance qui allait jusqu'au malaise. Elle était accrochée à la rampe d'escalier (...). «Contes glacés» Editions Labor, p.22

Vialatte, Alexandre 

(...) je me permettrai de parler aujourd'hui de l'enseignement des langues vivantes. C'est dans leur pays d'origine que les gens les connaissent le mieux. Le plus rapide pour les savoir est donc d'y naître. «Chronique des grands micmacs», Julliard, 1989 (Pocket 2986), p. 55

Rien ne vaut de loger dans un château. Il suffit d'avoir habité quinze ou seize ans dans une H.L.M. avec quatorze ou quinze enfants pour se rendre compte de la différence. id. p.248

Villard, Marc

Dans la cité, ceux qui font le plus de bruit ne sont pas dangereux. (...) Ceux-là passent leur temps entre les mécaniques étincelantes et le panneau de basket sous lequel ils font assaut d'élégance, exhibant leurs Jordan Air ou leur Pat Ewing. «Rouge est ma couleur», Rivages/Noir, 1998

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